Plateau Avijl

 
 

PRESSE 2019

Uccle: la zone Natura 2000 du paisible plateau Engeland étendue de 13 hectares

La zone Natura 2000 qui couvre le plateau Engeland à Uccle a été élargie de 13 hectares supplémentaires. Elle couvre à présent le site de l’Institut Pasteur. La raison : une espèce rare de chauves-souris vient d’y être découverte. L’homme ne pourra plus modifier le biotope de cet espace. Nous avons décidé d’y faire un tour.

Un petit chemin vers un bois laissé sauvage

Un peu à l’écart de la ville, comme dernier écrin de verdure avant la Flandre, le plateau Engeland dégage une atmosphère particulière. La mousse s’accumule sur les troncs et les branches des chênes. Derrière l’un d’entre eux, un oiseau aux couleurs bleu montre son bec. Il semblerait que c’est un geai. Plus loin, une prairie avec des ânes. Ils débroussaillent de manière naturelle le terrain en vue de diversifier la végétation forestière sans l’usage des machines. Ici, dans cet espace encore préservé de Uccle, la nature vit sa vie comme elle l’entend.

« Les arbres morts sont laissés là », explique Thérèse Verteneuil, une habitante du quartier et passionnée de nature. Elle connaît le plateau par cœur. « Ici, tout est laissé en place, la nature est laissée dans son état normal, sans nettoyage comme on le fait habituellement dans les parcs gérés. C’est important pour la biodiversité. Toutes les espèces peuvent avoir des niches écologiques fondamentales pour survivre ».

Un petit chemin vers un bois laissé sauvage

Une grande partie du plateau Engeland faisait déjà partie du réseau européen Natura 2000. Mais il y a peu, une chauve-souris vient d’y être découverte : le vespertilion à oreilles échancrées. « Tout ce réseau Natura 2000 est désigné sur base de la présence d’un certain type de biotope ou de certaines espèces. Avec la présence de la chauve-souris, nous avons l’obligation de créer cette zone-là dans ce réseau de sites protégés », argumente Mathias Engelbeen, le responsable du réseau Natura 2000 à Bruxelles Environnement.

Une volonté de la région

« En réalisant cette extension, nous serons les seuls en Europe à étendre, de notre propre initiative, le réseau Natura 2000. Cette extension, même si elle est symbolique à l’échelle de l’Europe, témoigne d’une réelle volonté des autorités bruxelloises à protéger son patrimoine naturel », explique Céline Frémault la ministre de l’environnement bruxelloise. « La Nature est un bien commun qui doit être préservé. Au travers cette mesure, c’est plus de 13 hectares de prairies de l’Institut Pasteur qui seront dorénavant protégées. »

  SOURCE : rtbf   TOM DENIS - 11.02.2019
 

En Belgique, toujours plus de jeunes mobilisés pour le climat

Le mouvement « grèves scolaires pour le climat » a rassemblé environ 35 000 manifestants, jeudi, lui donnant une ampleur inattendue. Et s’ajoutant aux différentes actions menées dans le pays.

Ils étaient 3 000 le 10 janvier, près de 13 000 le 17 et 35 000, selon un comptage de la police, jeudi 24, à Bruxelles : le mouvement dit des « grèves scolaires pour le climat » prend une ampleur totalement inattendue en Belgique.
Pour leur troisième journée d’action, les collégiens, lycéens et étudiants ont bloqué pendant près de trois heures le centre de la capitale belge, en manifestant pacifiquement aux cris de « chauds, chauds, on est plus chauds que le climat ! »

Que réclament-ils ? « Une autre politique, ou plutôt une vraie politique. J’espère que ma présence ici y aidera », dit Basile, qui a délaissé ses cours à Nivelles, en Wallonie, bénéficiant de la tolérance du directeur de son établissement. « Plus les politiques se désintéressent de la jeunesse, plus la jeunesse s’intéresse à la politique », commente Maxime Michiels, le président de la Fédération des étudiants francophones (FEF), qui a appelé à répondre à l’appel du groupe « Youth for Climate ».

Anuna De Wever, l’une des deux jeunes Flamandes qui ont lancé le mouvement, se réjouit qu’un message sur Facebook ait, cette fois, mobilisé massivement des jeunes de Bruxelles et de Wallonie. « Le climat est le problème de toute une génération, la politique doit apporter des réponses », souligne la jeune lycéenne de Gand, qui balaie ainsi la question des traditionnelles divisions linguistiques du royaume.

Galvanisés par la jeune suédoise Greta Thunberg

Un message de la militante suédoise Greta Thunberg envoyé depuis Davos (Suisse), où elle était l’invitée du Forum économique mondial, a galvanisé les manifestants belges. Elle a qualifié de « héros » ces jeunes – parfois très jeunes – qui scandaient des slogans drôles ou graves. Sur leurs panneaux on pouvait notamment lire « Si je sèche les cours, c’est parce que l’eau monte », « je n’ai pas d’argent pour aller vivre sur la Lune » ou « il n’y a pas d’économie sur une planète morte ».

Le président américain, Donald Trump, était une cible de choix, mais les revendications visaient aussi directement les responsables politiques belges, et les quatre ministres de l’environnement (un au niveau fédéral, trois dans les régions), dont les désaccords ont abouti à ce que leur pays n’approuve pas le plan censé mettre l’Union européenne (UE) en ligne avec les objectifs de l’accord de Paris sur le climat.

« Quatre ministres, zéro politique », disait un slogan. « Plus de 70 000 personnes ont marché le 2 décembre 2018 pour demander une politique climatique et sauver notre génération, mais le monde politique ne fait rien, c’est désespérant », commente Guillaume, un lycéen de Bruxelles qui se promet de revenir la semaine prochaine. Avec le renfort des étudiants des universités, qui auront clôturé leur session d’examens. Il espère aussi que l’appel de Greta Thunberg à une grève scolaire internationale, le 15 mars prochain, sera entendu. 

SUITE DE L'ARTICLE....

  SOURCE : LE MONDE   JEAN-PIERRE STROOBANTS - 24.01.2019
 

Greta Thunberg, la petite Suédoise en « grève scolaire » pour le climat

Ceux qui agissent

Face au défi du dérèglement climatique, des citoyens ont décidé d'agir à leur échelle, en France et à l'étranger, pour faire bouger les choses. Le Monde est allé à leur rencontre. 

A 15 ans, elle est à l’origine d’un mouvement mondial : des collégiens et des lycéens font l’école buissonnière le vendredi pour réclamer des actions contre le changement climatique. 

"Les Grands formats du Monde"  SUITE....

  SOURCE : LE MONDE   ANNE-FRANCOISE HIVERT - 01.2019

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