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Le Débat des élections communales 2018 : Uccle

Autour de la table menée par Jean-Christophe Pesesse : Boris Dilliès (MR-Open VLD), Marc Cools (Uccle en Avant), Thibaut Wyngaard (Ecolo-Groen), Emmanuel De Bock (DéFI), Bernard Hayette (PS) et Céline Fremault (cdH).

© Bx1 - 2018

Diffusion : 24 septembre 2018 de 18:25 à 19:18

  SOURCE : bx1   24.09.2018
95 % des moineaux ont disparu à Bruxelles

Le moineau domestique ne sera-t-il bientôt plus qu’un souvenir à Bruxelles ? Les derniers comptages sont inquiétants. Entre baisse d’espèces locales et croissance des espèces exotiques, la faune à plumes à Bruxelles est en plein bouleversement.

Ce n’est pas un déclin, c’est un effondrement. En 25 ans, Bruxelles a perdu 95 % de ses moineaux domestiques. Cette évolution est notable dans d’autres villes européennes. Perte d’habitat, d’alimentation, pollution, prédation… ses causes sont multiples et pas toujours bien connues. Au-delà de ce constat, les derniers recensements d’oiseaux communs réalisés à Bruxelles dénotent une chose : l’avifaune bruxelloise est en plein bouleversement. «Cela va beaucoup plus vite que partout ailleurs, relève Alain Paquet, l’un des responsables des comptages effectués dans la capitale. Le milieu est bien davantage mis sous pression qu’à la campagne. On assiste à des déclins dramatiques comme le moineau ou le martinet, mais aussi à des rebonds adaptatifs.».

Les résultats de la veille effectuée aux 111 points d’écoute actifs en Région bruxelloise ont permis de dresser des tendances statistiquement significatives pour 31 espèces. Parmi celles-ci, 11 sont stables, 12 en diminution, dont 3 en déclin marqué et 8 en augmentation, dont deux fortement.

Les friches s’urbanisent 

On a identifié des changements qui nuisent à certaines familles d’oiseaux : c’est le cas des nouvelles constructions et des rénovations qui entraînent la disparition de cavités dans lesquelles nichent des oiseaux aussi connus que les étourneaux, les martinets ou les moineaux. Cerné également : l’impact bénéfique du vieillissement des arbres pour certaines espèces de cavités arboricoles comme la sittelle torchepot, le pic épeiche ou le grimpereau des arbres. La disparition des friches nuit quant à elle aux oiseaux qui se plaisent dans des milieux à peine boisés, ensoleillés, ouverts, comme les fauvettes ou le pouillot. « Le destin d’une friche en ville c’est d’être urbanisée », regrette Alain Paquet. Malgré la présence d’espaces protégés, la ville continue de se construire, grignotant inexorablement les derniers petits espaces sauvages et venant se coller au plus près de la forêt. Il y a donc une spécificité bruxelloise : en Wallonie, les populations de moineaux restent stables là où il y a encore des fermes, des granges…

De part et d’autre, tous les ornithologistes suivent par ailleurs avec beaucoup d’inquiétude les dernières recherches scientifiques qui montrent le déclin très marqué des populations d’insectes. La plupart des oiseaux, même les granivores, ont besoin d’insectes à un moment ou à un autre de leur développement. Comme en Wallonie, on constate que les espèces migratrices, toutes insectivores (martinet noir, fauvette grisette, fauvette des jardins, fauvette à tête noire, pouillot fitis, pouillot véloce) déclinent fortement depuis 1992. Certaines semblent se stabiliser depuis 2007, mais lorsqu’elles dépendent des friches, comme les fauvettes, le tableau s’aggrave. Résultat : à Bruxelles, le groupe des insectivores a subi la baisse la plus prononcée (– 62,4 %).

SUITE DE L'ARTICLE....

  SOURCE : LE SOIR   MICHEL DE MUELENAERE - 03.05.2018
Le chant des moineaux, bientôt un doux souvenir à Bruxelles? 
93% des espèces ont disparu de la capitale

Il y a quelques jours, nous vous alertions sur la diminution massive et inquiétante du nombre d’oiseaux des champs en Belgique et en Europe. Mais le constat est tout aussi alarmant en ville. À Bruxelles, les moineaux sont en train de disparaître. Depuis les années 1990, la capitale a perdu 93 % des espèces de ces petits oiseaux quasi domestiques. Difficile de pointer une cause en particulier, mais plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation.

Disparition des lieux de vie des oiseaux

L'un des facteurs pointés du doigt est la disparition des lieux où les moineaux peuvent s'abriter et vivre. La rénovation des bâtiments, en particulier, peut poser problème. Les nouvelles constructions sont très lisses. Une fois rénovés, les bâtiments n’ont plus de trous et les moineaux ne peuvent donc pas y établir leur niche. "Les petites fissures, les crevasses, les trous et les cavités dans lesquelles les oiseaux nichent disparaissent, donc il y a une perte de possibilité de nicher", explique Alain Paquet, ornithologue chez Natagora. 

La destruction de nombreuses haies à Bruxelles perturbe aussi les espèces d'oiseaux. "Les haies sont des lieux de vie sociale", confie l'expert de Natagora.

Moins de nourriture et l'impact de la pollution

Une autre cause de la disparition des moineaux à Bruxelles concerne leurs sources de nourriture, tout simplement. Le nourrissage au sol en continu a disparu. Les petits poulaillers de la capitale n’existent plus et plus personne ne nourrit les pigeons. Résultat: les moineaux n’en profitent plus.

La baisse du nombre d'insectes en ville est aussi un problème. "Parce que les oiseaux domestiques, bien que granivores, nourrissent leurs petits oisillons au printemps avec des insectes, avec des protéines", précise Alain Paquet.

Enfin, la pollution a également des conséquences. La baisse du nombre de moineaux en ville correspond à l’arrivée de la voiture diesel.

Enrayer la tendance

Pour favoriser leur installation, les riverains peuvent mettre en place un nichoir. Et pour tenter de sauver les moineaux, Natagora essaye de recenser les niches de moineaux via un site internet.

"Quand il y a vraiment un problème de nourrissage au printemps, on peut mettre des petits vers de farine, des protéines, des insectes… au moment où ils nourrissent leurs petits", indique Alain Paquet. Il espère d'ailleurs que la nouvelle tendance des potagers collectifs dans les villes favorisera l'apparition de poulaillers, et donc de sources de nourriture pour les oiseaux.

  SOURCE : RTL   08.04.2018

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