Plateau Avijl

 
 

PRESSE 2011

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Le patrimoine sur la touche
L’ordonnance Nature inquiète la Commission royale des monuments et sites

L’ordonnance Nature sur laquelle la ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Écolo), planche depuis plus de trois ans a été débattue en commission au Parlement bruxellois mardi dernier.

La séance a notamment permis de mettre en lumière les inquiétudes de la Commission royale des monuments et sites (CRMS). Le texte prévoit que la CRMS n’intervienne plus qu’en fin de parcours, lorsque les plans de gestion seront déjà sur la table. “On arriverait beaucoup trop tard. Il faudrait que la CRMS intervienne en amont en participant à l’élaboration du cahier des charges afin que le dossier évolue en tenant compte des deux sensibilités.” 

Deux visions différentes de la gestion des espaces verts s’affrontent dans ce dossier. Si l’ordonnance Nature a pour mission première de sauvegarder la biodiversité, la CRMS a, quant à elle, une vision patrimoniale. “95 % des sites concernés par l’ordonnance Nature sont classés. Le bois de la Cambre, le parc de la Woluwe, le parc Malou sont des espaces qui ont été aménagés et dessinés par des architectes paysagistes. Ce plan de gestion nature nie complètement l’aspect historique de ces sites. Le danger est donc de travailler sur base de données partielles”, entend-t-on du côté de la CRMS. 

Par le passé, des avis conformes rendus par la CRMS ont, à plusieurs reprises, entravé des projets du cabinet Huytebroeck. La CRMS estime donc que cette mise sur la touche est sans doute intervenue en réaction à certains de ces blocages. 

“Pas du tout !”, rétorque la ministre Evelyne Huytebroeck. “Les zones Natura 2000 imposent une protection nature, pas une protection du patrimoine. C’est une directive européenne qui s’impose, je n’ai rien inventé.” La ministre bruxelloise tient malgré tout à rassurer : “La CRMS sera consultée à deux reprises. Elle aura son mot à dire sur les plans de gestion et elle donnera son avis lorsqu’un permis d’urbanisme sera nécessaire pour des travaux d’aménagement”. Pauline Deglume 
Neerpede est la deuxième zone verte de la Région bruxelloise en terme de superficie.
 
  SOURCE : dh   JEAN-CHRISTOPHE GUILLAUME - 15.12.2011
Parcs naturels oubliés par l'ordonnace ?

Parmi les opposants à l’ordonnance Na- ture, on retrouve le maïeur d’Anderlecht, Gaëtan Van Goidsenhoven (MR). “L’ordonnance manque de vision parce qu’elle se concentre sur des concepts préexistants, tels que les zones Natura 2000, les réserves naturelles et forestières.” Le député-bourgmestre se tracasse particulièrement pour le site de Neerpede car il estime que la ministre Evelyne Huytebroeck (Écolo) n’a rien prévu pour cet espace vert et les zones naturelles semblables.” La difficulté est de savoir quelle protection cette zone peut avoir juridiquement. Elle est trop petite pour être reconnue parc naturel et elle ne correspond pas aux prescriptions pour devenir une réserve naturelle ou une zone Natura 2000”, explique la ministre bruxelloise, qui précise que des pistes sont actuellement examinées : “Si l’on met le site en zone paysagère, il relèverait du patrimoine et serait mieux protégé”. 
 
  SOURCE : dh   PA. D. - 15.12.2011
Préserver la nature urbaine
L'ordonnance Nature renforcera la protection de la faune et de la flore

Ordonnance Nature Bruxelles  L’ordonnance Nature sur laquelle la ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck (Écolo), planche depuis plus de trois ans est soumise aujourd’hui au Parlement bruxellois pour une discussion générale sur l’ensemble du texte. Voici les principaux apports de cette ordonnance.

1. Planifier la gestion de la nature. Comment voit-on la nature dans dix ou vingt ans à Bruxelles ? À l’heure actuelle, il n’existe aucune planification de la gestion de la nature dans la capitale. Le plan régional nature devra donc fournir une vision stratégique à long terme.

Les priorités de ce plan seront fixées sur base du rapport nature de Bruxelles-Environnement. Ce rapport délivrera une vue d’ensemble du patrimoine biologique et de l’état précis des milieux naturels et des habitats en Région bruxelloise. Le plan nature qui sera déposé fin 2012 sera élaboré en concertation avec tous les acteurs de terrain (institutions et associations de défense de l’environnement).

2. Faire sortir la nature de ses réserves en l’intégrant davantage dans la ville. Ce deuxième objectif de l’ordonnance Nature sera poursuivi via la mise en place du réseau écologique bruxellois. Ce réseau servira à garantir la conservation des espèces qui sont les plus menacées par la destruction et la fragmentation de leurs habitats.

Concrètement, il s’agira de relier les réserves et les zones naturelles entre elles afin de favoriser la circulation des espèces végétales et animales. “Il faudra profiter des structures linéaires vertes (berges de cours d’eau, jardins, talus de long des chemins de fer, etc.) en vue d’en faire des relais”, précise-t-on du cabinet de la ministre bruxelloise de l’Environnement.

3. Renforcer la protection des zones Natura 2000. Suite à la directive européenne Habitats, 14 % du territoire bruxellois est inscrit dans le réseau Natura 2000. Les zones ont été définies en fonction de la présence d’espèces menacées qui valent la peine d’être protégées. L’ordonnance nature permettra de mettre en place des instruments pour assurer une protection accrue de ces zones et mieux répondre aux obligations européennes.

“Pas de qualité de vie sans espaces verts !”, assure-t-on du côté du cabinet d‘Evelyne Huytebroeck.guillaume
 
  SOURCE : dh   PAULINE DEGLUME - 13.12.2011
Metropolitan
Son jardin soigné, dans le quartier de Saint-Job, est un petit coin de Portugal

Qu'est ce qui lui manque? "Les collines et la campagnes. La Belgique est jolie mais à une heure et demie d'Edimbourg on trouve des paysages sublimes. Ca me manque."

L'air frais, voilà ce que fatima pais (51 ans) s'efforce de conserver de son Portugal. Son jardin soigné, dans la banlieue sud de Saint Job, est un petit coin du pays natal. Lisez la suite
METROPOLITAN.EXPATS 
 
  SOURCE : METROPOLITAN EXPATS   EMMA BEDDINGTON - 12.2011
Bruxelles se dote d'un texte pour préserver sa nature
Le parlement bruxellois entame ce mardi matin l'examen de l'ordonnance relative à la conservation de la nature. Il s'agit d'un texte destiné à donner un cadre réglementaire stable et solide à la protection de la nature en région bruxelloise. Dorénavant, la nature s'invitera à la table du conseil des ministres au même titre que les autres politiques régionales.

Jusqu'à présent, lors d'un projet immobilier, le dossier est examiné sous l'angle urbanistique, sur le plan de la mobilité, de l'aménagement du territoire et, éventuellement, en fonction de son impact environnemental. Mais l'aspect protection de la nature reste ignoré.

Au terme de trois ans d'efforts, la ministre de l'Environnement, l'Ecolo Evelyne Huytebroeck, présente enfin l'ordonnance-cadre sur la protection de la nature. Un texte d'une centaine de pages, qui rassemble en un seul corpus législatif sept ou huit réglementations éparses.

Qu'est-ce qui va changer après l'adoption de cette ordonnance? Les réserves naturelles et forestières et les zones Natura 2000 de la région seront mieux protégées. Avec des objectifs à atteindre, notamment en matière de respect de la biodiversité par exemple. L'ordonnance prévoit entre autre la rédaction d'un Plan Nature, de manière à intégrer la protection de la nature dans l'ensemble des politiques régionales.

Dans ce plan nature, on trouvera le réseau écologique bruxellois, sorte de guide des bonnes pratiques en termes d'aménagement et d'entretien des espaces verts au sens large. D'autant plus utile que la zone dite Natura 2000 concerne 14% du territoire bruxellois. Un espace à conserver et à protéger, surtout face à la pression démographique.

 
  SOURCE : RTBF   PHILIPPE CARLOT - 08.11.2011
Uccle cherche locataires "moyens" 
Françoise Dupuis n’arrive pas à “écouler” ses logements publics.

La situation est plutôt paradoxale. Alors qu’à Bruxelles les listes d’attente pour les logements sociaux s’allongent (et qu’il est, en général, de plus en plus difficile de trouver où se loger), à Uccle, on pleure pour trouver des locataires d’habitations publiques. C’est du moins le constat que fait l’échevine Françoise Dupuis (PS) - également présidente du parlement bruxellois - qui se retrouve, rue de la Pêcherie, avec cinq maisons flambant neuves "sous le bras". Le coin, situé près de la place Saint-Job, est pourtant agréable et les 25 habitations (12 appartements et 13 maisons) répondent toutes aux critères énergétiques et environnementaux les plus poussés (serre et panneaux solaires, récupération d’eau de pluie, etc.). Sans compter de charmants jardins. "Nous avons fait plusieurs fois de la publicité dans le journal communal, mais rien n’y fait", désespère Françoise Dupuis.

Pourtant la commune possède, tout comme la plupart des entités bruxelloises, une liste d’attente importante de personnes (271 au total) désirant louer un logement social. "On pense toujours qu’Uccle est une commune huppée, mais c’est faux. C’est au contraire, une entité très contrastée en termes de population." Le problème est le suivant : ces nouvelles habitations rue de la Pêcherie sont considérées comme des logements "moyens" et sont destinées à un public bien particulier. "Selon les critères de la SDRB (Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale), nous pouvons accorder un logement de ce type à des personnes ayant un revenu net imposable compris entre 20000 euros pour un isolé et 63500 pour un ménage." 

Résultat, peu de candidats "sociaux" répondraient à ces critères à Uccle. "Nous avons dû refuser ces logements à plusieurs Ucclois qui ne gagnaient pas assez d’argent pour y avoir droit. C’est un paradoxe insensé : ceux-ci paient pourtant un loyer plus élevé dans le privé que ce que nous proposons" (NdlR : les loyers dans les logements publics moyens sont jusqu’à 30 % inférieurs à ceux pratiqués sur le marché).

Selon Françoise Dupuis, le logement public perd ici de sa finalité première. Elle regrette que le Gouvernement bruxellois ait trop favorisé les logements "moyens", par rapport aux sociaux, ces dernières années. Et elle plaide pour qu’on revoie les critères d’attribution. "Il y a une énorme réflexion à avoir sur la mixité sociale à Bruxelles. La population s’appauvrit et même les personnes qui ont un emploi stable - je pense par exemple, à une femme qui élève seule ses enfants- ont du mal à boucler leurs fins de mois. Selon moi, on doit revoir ces critères et davantage penser aux revenus moyens bas qui ne sont pas assez pris en compte".

En attendant, l’échevine lance un appel aux candidats locataires pour ces logements rue de la Pêcherie. "S’ils répondent aux critères, ils sont les bienvenus". Avis aux amateurs.

 
  SOURCE : LA LIBRE   sR. ME. - 07.09.2011
Minitrips Jardiniers
L'été est le moment idéal pour partir en quête d'inspiration pour l'aménagement de son propre jardin : les idées ne manquent pas, en Belgique ou à proximité!

Je vais voir ailleurs
En s'enfonçant dans les 8,5 ha de terres semi - sauvages du plateau Avijl, véritable îlot champêtre enclavé dans le réseau urbain ucclois, on a l'ilmpression de partir en voyage pour découvrir des jardins du monde entier. Les sentiers mènent au coeur d'une multitude de jardins sociaux : tenus par des familles de multiples nationalités, ils sont plus colorés et originaux les uns que les autres.
Les occupants ne sont pas avares de commentaires et bonne humeur : n'ayez pas peur de leur poser vos questions! On y pénètre soit par la vieille rue du Moulin (à hauteur du n°85a), soit par le bout de la rue Jean Benaets, soit encore par la Montagne de Saint Job (à hauteur du n°100). 

 
  SOURCE : FEMMES D'AUJOURD'HUI   ISABELLE MASSON - N°28 - 14.07.2011
Isabelle B. se bat pour le plateau Avijl 

Sur ce site champêtre cher au cœur des habitants de ce quartier d'Uccle, des petits jardins privatifs côtoient des étendues sauvages. Mais les promoteurs immobiliers et la commune voudraient bien s'approprier une grande partie des terrains. Alors Isabelle Bourgeois, comme beaucoup d'autres, se bat pour sauvegarder ce lieu unique.
"En mai 2003, mon compagnon et moi avons vu un article annonçant la construction de 200 logements sur le plateau Avijl, raconte Isabelle Bourgeois. Nous avons immédiatement réagi et avons installé une boîte aux lettres à l'entrée du plateau pour demander aux riverains de déposer leurs réflexions. Un petit groupe actif s'est formé. En fait, les projets immobiliers existaient déjà mais personne n'était au courant. C'est incroyable qu'en plein Bruxelles, il existe encore ce genre d'espace où on se croit en pleine campagne. Quand j'ai appris qu'on pouvait y louer des jardins, j'ai sauté sur l'occasion."

A 50 ans, Isabelle Bourgeois s'est découvert une âme de battante. "Au fil des ans, nous avons obtenu que les plans d'aménagement changent. Mais aucun ne nous satisfait jamais! Actuellement, nous sommes en procès pour casser, une fois de plus, le projet. Nous ne sommes pas égoistes en refusant des logements alors que tant de gens sont en attente, mais nous proposons des alternatives pour sauvegarder au mieux une partie des lieux. Chaque année, nous organisons, en septembre, une grande fête qui permet à tout le monde de découvrir le plateau Avijl. On ne peut qu'être attaché à un tel endroit. On y trouve ces petits jardins si différents les uns des autres, des chevaux, une petite communauté de chats semi-sauvages dont nous nous occupons...
Il est inadmissible de sacrifier un si bel espace de 8 hectares.

D'ailleurs, nous avons déposé une demande de classement du site. Il n'y a pas de hasard, je suis architecte d'intérieur et consultante en feng-shui, la nature est primordiale dans ma vie. Je souhaite créer sur le plateau un potager pour des personnes âgées en maison de retraite, avec des parcelles réhaussées et des aires de rencontre".

 
  SOURCE : PLUS MAGAZINE   GILDA BENJAMIN - N°272 - 14.06.2011
Bruxelles, ma belle
Week-end dans la capitale de l'Europe ! "Bruxelles, ma belle", comme disait l'autre. Mais il n'avait pas tort. Car oui, trois fois oui, Bruxelles est belle. Bruxelles vaut le détour. Bruxelles vaut qu'on s'y attarde, qu'on hume ses parfums et qu'on goûte à ses charmes. C'est d'ailleurs de cette manière qu'on l'appréhende au mieux. Bruxelles ne se visite pas en deux jours et une nuit d'hôtel. Il faut s'en imprégner, se poser, ouvrir l'œil, tendre l'oreille. Pour la protection des intérieurs d'îlots 

Respirer
Véritable poumon de Bruxelles, la Forêt de Soignes est un havre de paix pour les citadins qui souhaitent respirer et se détendre. Couvrant une superficie de près de 5000 hectares, elle est essentiellement plantée de hêtres et de chênes. A côté des nombreux rongeurs et oiseaux, des chevreuils y ont élu domicile, ainsi que quelques sangliers qui auraient été aperçus début 2007. Les nombreuses drèves et allées incitent aux longues promenades pédestres, mais le VTT et l'équitation sont aussi pratiqués. Malheureusement nécessaires, quelques axes routiers balafrent cet éden bruxellois (E411 et Ring) et troublent de temps à autre la sérénité qu'on peut y ressentir.

Évidemment, la Forêt de Soignes est de loin la plus grande réserve naturelle de Bruxelles. Mais aux quatre coins de la capitale, on trouve encore des petits bijoux de nature préservés. Nous en citerons trois : le plateau Avijl, à Uccle, avec ses potagers, ses prairies et ses deux bois (8,5 ha) ; la réserve naturelle du Moeraske, à Evere, un marais alimenté par un petit ruisseau, qui attire une faune d'insectes et d'oiseaux habituellement peu friands des grandes villes ; et la réserve du Poelbos, à Jette, son alternance de bois, de ruisselets et d'étangs, où l'on trouve à profusion le fameux iris jaune, symbole de la Région bruxelloise.

  SOURCE : BRUSSELS LIFE   Frédéric SOLVEL 2011

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