Plateau Avijl

 
 

PRESSE 2005

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"Un cœur à sauver"

Des logements pourraient d’ici peu investir le plateau Avijl dans le quartier Saint-Job a Uccle. Le rapport d’incidence environnemental est en cours.
"Un long feuilleton"
Voila maintenant plus de 30 ans que ce petit paradis vert que constitue le plateau Avijl attire les promoteurs immobiliers.
Suite dans la "Tribune immobilière" de La Libre
 
  SOURCE : TRIBUNE DE BRUXELLES   HUGUES PRION PANSIUS - 27.10.2005

Vers une augmentation des habitations sociales

La semaine passée, la commune d'Uccle a organisé un conseil communal extraordinaire pour aborder la thématique du logement. Tous les partis se sont réjouis de cette initiative, même si l'opposition (le groupe libéral de Stéphane de Lobkowicz et le CDH) a regretté que ce débat arrive si tard.

Les problèmes, à Uccle, concernent d'abord les logements sociaux, qui ne représentent que 4,64% des habitations. C'est la quatrième commune bruxelloise qui en possède le moins, la palme en la matière revenant à Watermael-Boitsfort qui ne dispose que de 18,37%.

Parallèlement à ce constat, Uccle voit le nombre de ses habitants diminuer. Les classes moyennes, vu le prix des loyers et des ventes, ne peuvent que difficilement trouver à se loger dans la commune. Quand on sait que la moitié de la population bruxelloise entre dans les conditions d'accès au logement social, la situation uccloise pose d'autant plus de questions.

La note logement établie par les échevines Chantal de Laveleye, en charge de l'urbanisme, et Claudine Verstraeten, en charge de l'action sociale, fait le bilan de toutes les possibilités et projets en cours, mais avance aussi de nombreuses pistes. La formation d'un observatoire du logement est mise sur la table, pour mieux adapter la politique à la situation réelle de la commune. La note reprend également les projets immobiliers publics en cours de réalisation. Au plateau Avijl, par exemple, la commune est en train de modifier le Plan particulier d'aménagement du sol (PPAS) en vue d'y construire deux cents logements dont une moitié de sociaux et l'autre de moyens. On retrouve également un projet d'une vingtaine de logements moyens rue de la Pêcherie.  

Mais il y a aussi la SUL (Société uccloise du logement) et ses divers projets immobiliers dans les cités du Melkriek et du Homborch. Le CPAS, quant à lui, envisage de construire des logements sociaux dans le quartier du Moensberg.

Ensuite, le droit de gestion publique des immeubles vides ou insalubres permettrait à la commune de louer des logements sociaux en prenant en charge les travaux de rafraîchissement. Outre la volonté de favoriser l'aménagement de logements au-dessus des commerces, ce sont encore des primes communales à la rénovation qui sont envisagées. Ou encore des incitations fiscales, comme l'exonération d'une partie du précompte immobilier, voire l'augmentation de la taxe sur les immeubles non occupés.

  SOURCE : LE SOIR   ÉMILIE HAQUIN - 21.09.2005
Uccle mon village  
Un Cœur en fête au plateau Avijl

Le 11 septembre dernier, pour la deuxième année consécutive, l’association Protection et Avenir d’Avijl a organisé une fête sur le terrain de basket de la Montagne de Saint-Job. De nombreux sympathisants et artistes (dont le sculpteur Olivier Strebelle) s’y étaient donné rendez-vous.
 
  SOURCE : UCCLE MON VILLAGE   N° 1 - 09.2005

Mise au point

Suite à l’article paru dans Le Soir du 28 juin 2005, une mise au point a été envoyée au journal par Stéphane Davidts, au nom de l'Association. L’article publié dans l’édition du 23 et 24 juillet 2005 n’ayant pas dissipé les malentendus suscités par celui du 28 juin, l’Association diffuse ci-dessous le texte intégral de cette mise au point.

L’Association considère que la politique de la ville doit définir un ordre de priorités : la préservation des espaces verts et le droit au logement en constituent les premières ; la qualité de vie en dépend directement. Avant de bétonner même partiellement- un espace vert de plus, il faut donc mettre en œuvre toutes les autres approches susceptibles d’offrir à chacun un logement adéquat, même au prix d’un effort financier supplémentaire de la collectivité.

D’autre part, les récentes inondations (trois en un an) au niveau de la vallée de Saint-Job et des rues avoisinantes ont mis en évidence l’impact hydrologique d’une urbanisation non maîtrisée. Toute imperméabilisation, même partielle, du plateau Avijl ne fera qu’aggraver les risques de nouvelles inondations au cours des prochaines années, en entraînant une surcharge supplémentaire du système d’égouts, déjà structurellement insuffisant.

C’est sur ces bases que nous avons défini nos objectifs :

1. la préservation de tous les espaces verts du plateau, notamment les potagers, prairies et bois, de manière à lui conserver son caractère semi-rural.

2. une politique responsable de construction et/ou d’aménagement de logements sociaux et de logements de type moyen.  Quelques chiffres illustrent la nature des solutions qu’il convient de promouvoir en priorité : on estime à plus de 2.000 le nombre de logements sociaux inoccupés dans l’agglomération faute d’entretien et de rénovation, et à près de 15.000 le nombre total de logements vides (dont plus de 1.000 pour la seule commune d’Uccle). Indépendamment même des problèmes liés à la pénurie de logements sociaux, la rénovation des logements dégradés, inoccupés et abandonnés constitue à nos yeux la première des priorités d’une politique urbaine responsable en vue d’éviter le développement de chancres urbains.  Nous estimons donc possible de s’attaquer à la pénurie -criante- de logements sociaux sans pour autant détruire les espaces verts existants, et en particulier ceux du plateau Avijl.

A défaut d’informations précises de la part de la commune d’Uccle, nous nous interrogeons par ailleurs sur la vraie destination de l’ensemble des constructions prévues. En particulier, nous ne pouvons considérer comme acquis qu’il s’agisse bien de véritables logements sociaux, gérés par une société publique de logements sociaux. Si tel n’était pas le cas, la destruction d’espaces verts serait encore plus inacceptable.

Au stade actuel, et en l’absence de toute information tant sur l’implantation des logements prévus que sur leur destination sociale, nous ne voulons pas faire aux autorités communales un procès d’intention. Nous ne pouvons que répéter notre souhait de dialogue avec les pouvoirs publics, afin de dégager une solution qui réponde aux objectifs définis ci-dessus et garantisse le maintien dans le domaine public de tout logement social nouveau. C’est dans cette optique que le 23 juin dernier, nous avions demandé aux conseillers communaux de surseoir au vote sur la proposition qui leur était faite d’allouer un budget complémentaire de près de 64.000 € à l’étude du projet d’urbanisation du plateau. 

En effet, cette somme s’ajoute au marché déjà obtenu précédemment par le bureau en charge de ce projet, alors que ni le Conseil communal, ni a fortiori les habitants, n’ont encore eu la possibilité d’évaluer la première partie du travail de ce bureau. Nous regrettons très vivement que le Collège n’ait pas saisi cette occasion d’entamer enfin un dialogue constructif avec les citoyens.

 
  SOURCE : BUREAU ASSOC.   PROTECTION ET AVENIR D'AVIJL  2005

Plateau Avijl : Les riverains se coalisent

L’Association Protection et Avenir d’Avijl a décidé de revoir sa position et de présenter un avis unifié sur le projet de la commune concernant des futurs logements sur le plateau Avijl. Stéphane Davidts s’était récemment exprimé au nom des riverains, mais toute l’Association n’était pas de son point de vue.

Pour rappel, et comme nous l’expliquions dans notre article  du 28 juin dernier, la commune envisage de construire deux cents logements sociaux et moyens sur le plateau Avijl ; lequel constitue pour l’instant un espace vert, composé de champs, de bois et de potagers. Au mois de septembre, l’enquête publique aura lieu sur le nouveau P.P.A.S (Plan Particulier d’affectation du sol) et sur son Rapport d’Incidence Environnementale.

Depuis l’annonce de ce projet, riverains et commune s’opposent et s’accusent mutuellement d’avoir coupé le dialogue, indispensable à une concertation digne de ce nom.

La volonté de l’Association est de tout faire pour que tous les espaces verts du plateau soient préservés. Mais ses membres ne s’opposent pas à la création de logements sociaux et moyens : On estime qu’il y a plus de mille logements vides rien que sur la commune d’Uccle. Avant de construire sur des espaces verts, la commune ferait mieux de rénover ces bâtiments, ce qui éviterait, en plus, le développement de chancres urbains, explique d’une seule voix l’association. Ces logements vides qui constituent environ 300 immeubles, sont pour la plupart des bâtiments privés. La commune envisage en effet de lutter contre les bâtiments abandonnés et insalubres, mais cette gestion viendrait s’ajouter au vaste projet immobilier du plateau Avijl.  

Et les riverains insistent à nouveau pour que les logements sociaux créés soient gérés par une société de logements et non par la Régie foncière communale, comme il en est question. Ils veulent une garantie que les logements soient bien pour moitié sociaux et pour moitié de type moyen. Mais la commune a toujours affirmé sa volonté d’y construire ce type de logements.

Enfin, c’est le dialogue qui fait défaut pour l’instant et que les riverains désirent rétablir dans un premier temps : Nous ne voulons pas faire aux autorités communales de procès d’intention. Nous désirons seulement un vrai dialogue afin de dégager une solution qui réponde à la fois au besoin de logements sociaux et au maintien des espaces verts.

Le dialogue tant attendu devrait avoir lieu lors de l’enquête publique prévue aux alentours du mois de novembre.

  SOURCE : LE SOIR   ÉMILIE HAQUIN - 23.07.2005

200 logements dans un espace vert ?

Jeudi dernier, le public était nombreux au conseil communal pour manifester ses réticences à l'égard du projet de logements sur le plateau Avijl. Certains veulent que l'endroit reste en l'état, avec ses champs, ses chevaux et ses potagers. D'autres réclament des garanties que ces logements soient bien sociaux, en majeure partie.

Au conseil, la commune a confirmé que la moitié des logements à construire seraient sociaux (l'autre moitié étant de type moyen). Par ailleurs, les conseillers communaux ont désigné un bureau d'étude pour effectuer le rapport d'incidence environnemental complémentaire au changement de PPAS (plan particulier d'affectation du sol).

Chantal de Laveleye, échevine de l'urbanisme, a voulu changer ce plan pour éviter une trop grande urbanisation : L'ancien PPAS permettait un plus grand nombre de logements ainsi qu'une traversée carrossable. Nous avons voulu tenir compte davantage des aspects paysagers et éviter que les voitures ne traversent le plateau.

Mais les riverains, représentés par Stéphane Davidts, craignent que le nouveau plan n'exige plus, comme l'ancien, qu'il y ait 51% de logements sociaux. Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir coupé le dialogue. Nous ne sommes pas opposés au projet, nous voulons qu'il y ait concertation, explique Stéphane Davidts. Mais Chantal de Laveleye refuse de discuter avec des habitants qu'elle pense d'emblée opposés à tout projet.  

Les riverains craignent que le projet soit l'occasion, pour le collège, de faire de la promotion immobilière. En aucun cas, nous ne voulons de cela, explique Chantal de Laveleye. Mais le collège n'a pas encore décidé si nous gérerions nous-mêmes les locations. Personnellement, j'y suis favorable.

Le dialogue s'est en partie enlisé quand les riverains ont manifesté leur désir de voir les logements sociaux gérés par la Société uccloise du Logement plutôt que par la commune. De nombreux logements sociaux sont déjà gérés par la commune. Cela ne change rien, précise l'échevine.

Pourtant, Françoise Dupuis, secrétaire d'État au Logement à la Région bruxelloise et conseillère communale à Uccle, tempère : Il est vrai qu'en ce moment cela ne change rien, mais en laissant la commune gérer les logements sociaux, on s'expose à des changements dans l'avenir. Pour l'instant le règlement communal est basé sur les critères légaux qui régissent les sociétés de logement. Mais il est possible de modifier ce règlement. Et Françoise Dupuis de s'engager, auprès des habitants, à suivre ce dossier de près et à tenter de rétablir un dialogue.

Globalement, Stéphane Davidts se dit satisfait de cette réponse : La commune a pour la première fois parlé de logements sociaux plutôt que de logements de type social comme c'était le cas jusqu'alors. Nous avons le soutien, sur ce point, de Madame Dupuis.

Le PPAS sera soumis à enquête publique vers novembre. Le collège espère pouvoir entamer les travaux de voirie avant la fin de cette législature.

  SOURCE : LE SOIR   ÉMILIE HAQUIN - 28.08.2005

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