Plateau Avijl

 
 

PRESSE 2004

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Uccle Bruxelles à la campagne

Les légumes enchantés de Luigi
Sept ares de potager sur le plateau Avijl, à deux pas de la place Saint-Job. Heureux qui comme Luigi...


"Je fais tout moi-même". Pour sa maison comme pour son potager, Luigi Mammone aime bricoler. Son ancien métier de maçon lui a permis de réaliser, sa toiture, ses carrelages et ses plafonds. Aujourd'hui, les occupations ne lui manquent pas pour autant. Il possède près de 7 ares de potagers qu'il cultive avec une même passion 
depuis 1970. Cette année-là, il est venu s'installer sur le plateau d'Avijl à Uccle, à deux pas de la place Saint-Job.
Des semences jusqu'aux légumes dans la poêle, Luigi a du travail toute l'année. Quel bilan tire-t-il de cet été (jusqu'à présent) moins caniculaire que le précédent ?. "C'est une mauvaise année. C'est triste mais ça va encore", dit-il en nous montrant ces rangées de haricots, d'épinards et de chicons.

Nul besoin d'une formation en sciences agronomiques pour faire ses propres récoltes. Le moteur de Luigi est différent : "C'est l'amour de la terre, c'est tout. Il faut un grand amour, sinon ce n'est pas possible", confie-t-il avec un fort accent de sa Calabre natale.

Ceci dit, il connaît les ficelles pour entretenir sa flamme intacte. "Je ne fais pas deux jours la même chose, il faut varier le travail. Je cherche toujours les petites choses. Je joue, je m'amuse". Exemple : ses chipotages pour une récupération très soignée de l'eau de pluie par une habile disposition des gouttières. "Ici je ne manque pas d'eau, je manque de soleil !".

Avec ses récoltes, il peut fournir en légumes ses quatre filles mariées sans oublier les amis, et cela toute l'année. "Au Delhaize, je n'ai pas de grandes charrettes". On l'aura deviné, l'homme doit avoir plutôt des tendances sédentaires : "Je n'aime pas voyager. J'ai été en Espagne et en Italie mais j'aime être ici dans mon jardin. 
Sans tout ça, je m'ennuie. Le matin je me lève, je fais ma barbe, je mange et puis hop. Moi, à l'intérieur, ça ne va pas. Le Tour de France c'est bon pour les 50-60 derniers kilomètres ; mais moi, c'est le travail, c'est tout."

Pas courageux, les jeunes !
Avec une telle oeuvre à ses pieds, quel avenir entrevoit-il pour ces terres qu'il a réussi à assembler en véritable patrimoine ? "Les jeunes ne sont pas assez courageux. Moi quand je dis quelque chose, je le fais. Des jeunes, j'en ai vu ici un jour, et puis... fini. C'est trop loin la terre, il faut se pencher. "Et de terminer sur un constat sévère mais qui sonne aussi comme un appel à un ressaisissement : "À l'ancienne, c'est fini. C'est dommage parce qu'il faut vivre de la terre". Il n'y a pas 36 secrets pour Luigi : le travail avant tout.

 
  SOURCE : LA CAPITALE   AXEL CLEENEWERCK - 31.07.2004
"Préservez notre petit paradis"
L’ASBL Protection et avenir d’Avijl se mobilise pour sauvegarder ce site champêtre 


Le plateau Avijl est situé dans le quartier de Saint-Job, à Uccle. Ce petit paradis champêtre de 9 hectares, qui appartient à la commune, est essentiellement constitué de prairies (on peut y apercevoir des chevaux, un âne et des moutons) et de jardins potagers. Mais cette image bucolique risque de disparaître : pour répondre à une demande sans cesse croissante, il est prévu d’y construire 200 logements, dont la moitié en logements sociaux et l’autre en logements moyens à prix modéré. 

Pour les riverains, ce projet aboutirait inévitablement à la  dénaturation du site et à la destruction du tissu social existant. Pour faire face à cette menace, les habitants du quartier se sont regroupés, en septembre 2003, au sein de l’association Protection et avenir d’Avijl. Son but : sauvegarder le plateau dans ses dimensions écologique et sociale. 

Une lettre destinée aux habitants vient d’être distribuée demandant aux Ucclois de soutenir leur action, baptisée plateau Avijl, un cœur à sauver. L’association a adressé le 9 mai dernier un questionnaire à 21 candidats de diverses formations politiques pour connaître leur point de vue sur la question. "Certains restent sur leurs positions, explique André Dubois, de l’ASBL et ne veulent pas prendre en compte l’aspect environnemental. D’autres, par contre, reconnaissent le rôle social joué par les espaces verts et commencent à réfléchir à des alternatives. 
Nous voulons simplement conserver, ajoute-t-il les valeurs biologiques du plateau. Nous allons proposer à la commune un projet alternatif qui permettrait de créer de nouveaux logements, tout en conservant cet écrin de verdure. Nous préparons également un dossier qui présente l’aspect historique, esthétique et social du site". 

Il est vrai qu’outre la richesse patrimoniale, le lieu à également des vertus sociales : la commune loue des potagers à de nombreuses personnes. Mais aussi un intérêt pédagogique : les élèves des écoles voisines apprennent à cultiver la terre. L’association prévoit de rencontrer les autorités communales en septembre prochain…

 
  SOURCE : dh   H.P.P. - 15.06.2004
Tribune du groupe de l’opposition Libérale

Le nettoyage du plateau Avijl A toi, la petite fille qui, voyant son père arriver avec une brouette pleine de brols (comme on dit à Bruxelles), m’a crié : "Attention ! Voilà le T.G.V. !" 

A toi, la jeune fille nettoyant le côté abrupt du plateau vers la rue Jean Benaets et vêtue d’une salopette, que j’ai vu brusquement glisser et s’accrocher in extremis à une souche d’arbre, évitant ainsi la chute en contrebas. 

A toi, Benoît, que j’ai vu plié, pour ne pas dire cassé en deux, poussant une brouette surchargée d’objets les plus divers. 

A toutes les mamans, à tous les papas, à tous les jeunes qui ont retroussé leurs manches ces 3 et 4 avril, tout en louvoyant entre quelques averses en raison de… veaux de mars attardés. 

A vous Madame Chantal de Laveleye, échevine de l’Urbanisme, de l’Environnement et de la Régie foncière, qui avez permis que l’on puisse nettoyer le plateau ces deux jours d’un printemps encore timide et qui avez demandé que l’on rassemble le tout près des garages du côté de la Montagne de Saint-Job pour ensuite donner l’ordre d’enlèvement quelques jours plus tard. (1).

A vous toutes et à vous tous, le plateau Avijl adresse un immense merci. Merci du fond du cœur. 

Et quand je dis rassembler le tout, il faut savoir que ce "tout" fut composé de pierres, de cailloux, de pavés, de planches pourries, de cannettes, de tuyaux, de bouteilles, de fûts, parfois remplis d’on ne sait pas très bien quoi, de tôles, de morceaux de plastique, de vélos, de balançoires, de baignoires, j’en passe et des meilleures !

Plaise au ciel qu’un tel nettoyage de printemps puisse se renouveler l’an prochain car, si l’immense majorité des détritus a pu être enlevée en deux jours, tout n’est pas encore parfait et il reste à peaufiner le travail pour que le plateau Avijl retrouve l’éclat non pas de ses 20 ans mais de ses plus beaux jours !

Le Wolvendael : au fait, pourquoi écrivez-vous que le plateau Avijl dit merci du fond du cœur ? 

L’auteur : 
Voyons ; tous les riverains vous le diront. C’est parce qu’il en a un. Un cœur grand comme ça ! Un cœur à sauver…

(1) Il paraît qu’un conteneur était prévu pour enlever la … "récolte". En réalité, TROIS ouvriers du service "Propreté" de la commune ont travaillé DEUX jours pour trier, puis remplir QUATRE conteneurs !

C’est vous dire si, les 3 et 4 avril, les manches ont été retroussées au plateau Avijl …

 
  SOURCE : WOLVENDAEL   TRIBUNE OUVERTE A L'OPPOSITION - 05.2004
Tribune du groupe de l’opposition Libérale
Le plateau Avijl


Pour vivre heureux, vivons cachés. Le plateau Avijl vivait caché et il était heureux. Mais voilà…
Mais voilà que l’actuelle majorité communale uccloise, grâce à un nouveau projet, le PPAS 28 ter, a émis le souhait de construire la bagatelle de 200 logements, dont ma moitié serait de type social, sur… le plateau Avijl !

La nouvelle à peine connue, le sang des riverains ne fit qu’un tour et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ceux-ci fondèrent une association pour la sauvegarde du site.
Dans son livre "Lettre aux Ucclois" paru en 2000, Stéphane de Lobkowicz disait déjà à la page 109 : "Le plateau Avijl… Je propose d’en assurer la protection définitive et de le soustraire à toute initiative d’urbanisation… En le préservant, nous perpétuerons, nous perpétuerons la tradition de la commune verte que nous ont léguée nos prédécesseurs". 

En outre, dans mon programme électoral pour les élections communales d’octobre 2000, je clamais haut et fort "Pour que Saint-Job reste notre village et le Fort Jaco, notre écrin de verdure". Il est donc tout à fait normal que notre groupe ait très vite adhéré aux desiderata des riverains. Notre position n’a pas varié d’un iota.

Que l’on nous comprenne bien cependant. Nous ne sommes nullement opposés à la construction de logements sociaux et de « type social » à Uccle mais pas à un endroit où des potagers sont signalés depuis la fin du XVIIe siècle, pas à un endroit appartenant à l’histoire d’Uccle, pas à un endroit où la convivialité n’est surtout pas un vain mot, pas à un endroit aussi exceptionnel pour la faune et la flore. Et puis tant de logements sont actuellement libres d’occupation en Région bruxelloise ! Et des maisons peuvent être rénovées à Uccle. Et d’autres terrains ( ) l’exception bien sûr du superbe plateau Engeland) peuvent recevoir de nouvelles constructions.

Depuis des siècles, le plateau Avijl vivait caché et il était heureux. Mais voilà…

Mais voilà que des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres se sont unis pour qu’il conserve sa quiétude champêtre d’antan, pour qu’il continue à donner de la joie de vivre aux Uccloises et Ucclois qui y cultivent leur potager avec amour, pour qu’il continue à procurer du bonheur à ses nombreux 
promeneurs, pour que les jeunes enfants continuent à venir faire un brin de causette avec des chevaux, des ânes ou des moutons. En un mot, pour que du haut de ses… 95 mètres, le plateau Avijl reste caché et soit heureux.

Au fait, avez-vous déjà vu une photo aérienne du plateau Avijl ? Avec un peu d’imagination, c’est vrai, on dirait un cœur. Un cœur à sauver !

Stéphane de Lobkowicz, Pierre Broquet - Conseiller communal

 
  SOURCE : WOLVENDAEL   TRIBUNE OUVERTE A L'OPPOSITION - 04.2004
Uccle "Ne touchez pas à aucun de nos potagers !" 
Urbaniser le plateau Avijl ?

Chantal de Laveleye présente son plan d’urbanisation du plateau. Nombre d’ habitants sont courroucés. 
Beaucoup refusent toute construction.

Nous sommes déçus ! Nous ne savons rien de plus qu’il y a dix mois. Et aujourd’hui, il n’y a pas de vrai dialogue. Telle fut la réaction de Stéphane Davidts, qui préside le comité de quartier Saint-Job. Un comité qui a rejoint, par pragmatisme, la nouvelle association "Protection et Avenir d’Avijl", Cette réaction ne résume pas toute la réunion organisée par Chantal de Laveleye, échevine Ecolo de l’urbanisme et de la régie foncière d’Uccle, car l’association paraît divisée en deux ailes. 

Il y avait au moins 200 personnes l’autre soir à la maison communale. La réunion fut, disons, chahutée. 
Les "anciens", ceux du comité de quartier, ne sont pas contre l’implantation de logements au plateau Avijl. Ils l’ont déjà prouvé avant cette mandature. Mais ils y mettent une condition : il doit s’agir en grosse majorité de logements sociaux. Mais il y avait davantage de personnes présentes, membres de la même association "Protection et Avenir du plateau d’Avijl", qui sont quasi contre tout changement. Au nom de l’écologie et d’une autre manière de penser l’avenir de la ville. Le rôle social du plateau peut exister, disent-elles, via des visites scolaires, éventuellement un terrain sportif…

Pauvre Madame de Laveleye ! Elle voulait rassurer, affirmer que la commune ne compte pas y faire de la promotion immobilière, qu’il n’est pas toujours nécessaire de choisir entre les hommes et les arbres lorsqu’il est possible de les concilier, qu’elle aurait préféré conserver tel quel ce terrain acheté par la commune il y a trente ans. Mais il faut bien créer du logement sur le dernier terrain à 100 % communal. Pour y attirer des jeunes. 

Pour les anciens, comme Jacques Galand ou Stéphane Davidts, ce discours est trop général, ils n’ont rien appris et cela ne valait pas une réunion. Ils ont, de plus, marqué un regret par rapport au projet Cools de 1999 : 35 logements pour commencer, un projet qui n’a pu se concrétiser pour une simple raison d’accès, prévu au détriment du terrain de basket. Déjà il y a vingt ans, il y avait eu discussion avec l’échevin Messiaen. Leur critique paraît injuste à Chantal de Laveleye : il est impossible d’être précise avant la fin de l’étude. 

Elle a eu beau répéter à l’envi qu’il n’y avait encore aucune décision hormis le nombre de logements (200, dont 100 sociaux) ainsi que la protection de la verdure et d’une partie des potagers. Si elle s’en était prise à tous les potagers, il y aurait eu guerre civile dans la salle du conseil ! 

Le bilan "assez favorable" de l’expert Marinus fut le seul à être apprécié : les premières analyses, dit-il, ne prouvent pas un dépassement des normes de pollution même dans les anciennes décharges. Bilan d’autant plus apprécié que, pour les anciens, la décharge le long de la Vieille rue du Moulin ainsi que la partie qui fait face aux bâtiments Etrimo de la rue Jean Benaets pourraient être les lieux plus appropriés pour construire... Ce qui maintiendrait le centre du plateau intact.

 
  SOURCE : LE SOIR   JANINE CLAEYS - 24.02.2004
Au conseil communal

Plateau Avijl : la commune avait décidé de recourir à un bureau d études chargé de l’étude urbanistique pour le projet de construction de 200 logements au plateau Avijl.
La mission de ce bureau va être élargie à l’impact économique du projet.
La dépense supplémentaire est estimée à 9.680 € (390.490 fb.)

 
  SOURCE : VLAN   28.01.2004
Travaux en cours sur le plateau Avijl

Le conseil communal a avalisé la proposition du Collège d’un projet public novateur d’urbanisation du plateau pour y construire du logement social et moyen, tout en préservant un cadre de verdure et des potagers.

Un nouveau PPAS (Plan Particulier d’Affectation du Sol) est à l’étude. Celui-ci sera soumis à enquête publique. Il devra notamment réétudier le problème des accès carrossables. Un bureau de géomètres à implanté les repaires nécessaires pour faire un relevé précis du terrain..

Le sol non exploité de l’ancienne décharge va être sondé dans le but de qualifier et de quantifier son éventuelle pollution. Une analyse récente a conclu que les terrains affectés actuellement en potagers ne sont heureusement pas pollués.

 
  SOURCE : WOLVENDAEL   N° 495 - 01.2004

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