Plateau Avijl

 
 

plan d'accès

Accès au plateau Avijl


1
er accès 
Montagne de Saint Job, au niveau du n°100, tournez sur la droite, ensuite tout droit et prenez le sentier encaissé entre deux haies

2ème accès
Vieille rue du Moulin, en face du n°85a, prenez l'escalier où les quelques marches donnant accès au « chemin des amoureux » longeant, d'un côté les prairies et de l'autre le bois

3ème accès
Au bout de la rue Jean Benaets, juste après l'école et avant le rond-point, montez sur le chemin à votre gauche et prenez le chemin à droite dans le bois

 

Atlas Ferraris 1777 - Quartier de St. Job - Plateau Avijl

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Il était une fois… des jardins
Nous devrions considérer les jardins appelés « sociaux » comme faisant partie intégrante du tissu social et comme moyen de prévention contre toute forme de discrimination, en même temps que comme outil de (ré)insertion sociale. En d’autres termes, peut-on parler de jardins comme moyens thérapeutiques ou de communication du seul fait que les gens se parlent, sourient, retrouvent des gestes ou des goûts simples ? Ce serait excessif ; il serait plus approprié de les appeler « jardins traditionnels ». Qu’ils soient jardins de rendement ou de détente, tous on en commun de renouer le lien entre l’homme et la terre. 
Les jardins sociaux apparaissent durant les années 30-40 ; l’initiative viendra essentiellement des sociétés minières et des industries lourdes du Nord de la France (métallurgie) ainsi qu'à Berlin, afin de stabiliser socialement une classe ouvrière d’origine rurale, immigrée, souvent pauvre et ayant perdu ses racines. 

En leur offrant un complément de nourriture, ces jardins leur permettent d’améliorer leur niveau de vie. Au fil des ans, cette initiative donnera naissance à des associations de jardiniers qui feront pression sur les pouvoirs locaux afin d’obtenir plus de parcelles cultivables. Inconsciemment sans doute, ce courant fera naître chez certains un sentiment d’autonomie, sans chef ni hiérarchie, une valeur ajoutée pour des hommes auxquels leur statut d’ouvrier interdit toute réelle ascension sociale.

 

En termes économiques, l’apport de ces jardins est loin d’être négligeable, et améliore la qualité des produits tout en permettant une autre approche de la nourriture. Le goût en est différent, même si cette perception est parfois d’ordre psychologique. A l’époque des légumes en conserve (années 60), ceux-ci étaient souvent réservés aux pauvres ; l’apport de légumes frais donnera le sentiment d’être un peu plus riche.

Viennent ensuite les jardins « familiaux » réservés à la classe moyenne, où chacun cultive sa parcelle de légumes, son petit coin de fleurs, dans un contexte d’autonomie où la créativité s’exprime naturellement. Notre époque évolue et les jardins suivent : au détour d’une rue, nous découvrirons un jardin contemporain, véritable sculpture paysagère, avec des essences rares, parfois agrémenté de sculptures de pierre, de bois ou de métal.

Un mode plus récente apparaît sous la forme du jardin biologique, fruit d’une déception, celle que nous réserve une société industrialisée à outrance, où le rendement prime sur la qualité. C’est donc un juste retour aux « jardins ouvriers » où, par manque de moyens financiers, personne n’utilisait de pesticides ou d’engrais. Finalement, le jardin « bio » n’est autre qu’un « jardin traditionnel » où, du temps de nos grands-parents, on ne cultivait que naturellement !
 

© GOOGLE - PLATEAU AVIJL - 31 JUILLET 2009

Le marketing a bien compris que le terme « bio » est vendeur, et comme personne ne voit la différence, c’est pain bénit pour les industriels qui produisent des tomates en grappes dites « bio », en réalité cultivées en serre dans des rouleaux en fibres végétales. Ce n’est qu’un exemple, il y en a bien d’autres.

Dans le cadre d’une vie en milieu urbain, plus stressante et plus exposée à la pollution, cette « culture » potagère débouche sur un nouvel état d’esprit, qui permet de (re)tisser des liens plus ouverts. Toutes les classes sociales se sentent aujourd’hui interpellées par notre environnement immédiat ou global. Autre notion, souvent oubliée : le plaisir. La salade mangée peu après avoir été coupée, les courgettes fraîchement récoltées, c’est tout simplement le bonheur…

Au service du plaisir, le jardin se féminise et pratique une subtile confusion des genres au niveau des compositions florales, sans oublier l’aromathérapie qui fait un retour en force dans le domaine du bien-être et qui agrémente nos jardins de variétés diverses visant à éveiller nos sens. Dès l’apparition des beaux jours, les jardins deviennent cuisines (ou)vertes où les barbecues invitent à la convivialité avec des promeneurs de passage ou des voisins qui nous semblent tout à coup plus proches.

Uniformiser tous ces jardins par le biais d’une réglementation stricte serait contraire au but recherché : la préservation d’un espace de liberté où l’on peut s’exprimer librement. Chaque jardinier ayant besoin de garder la maîtrise se son espace afin de mieux le partager ensuite avec les autres.

 Benoît malice

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